One woman show by Anna Rozen

« Elles savent pas ce qu’elles veulent ! »
Enfin il paraît, c’est ce que j’entends dire. Alors bon, je ne suis pas obtuse, je me dis : si on le dit c’est qu’il y a quelque chose par là qui urtique, qui complique.
Qu’est ce que je veux ? Est-ce que je sais ce que je veux ?
Ben il ne manquerait plus que ça !
Oui je sais ce que je veux, enfin la plupart du temps, souvent quoi. J’ai pas non plus en permanence un but devant la figure, une carotte dans une bulle au dessus de la tête. Je suis comme tout le monde, en un peu mieux bien sûr, de mon point de vue, parce que comme je suis dedans je vois double, je veux dire je vois les autres et je vois moi. La conscience d’être moi ça me rend grande. Bref. Je sais ce que je veux, simplement je n’y pense pas tout le temps. Donc bien sûr il peut arriver un moment où justement on me demande et là, ben, je sais pas.
Y a aussi des gens à qui on n’a pas envie de répondre. A mon avis ce sont ceux qui colportent l’idée qu’on ne sait pas. Au lieu de « elles n’ont pas daigné me dire ce qu’elles voulaient » au lieu de « elles ne m’ont pas craché à la gueule qu’elles ne me voulaient pas » ceux à qui on n’a pas voulu dire, disent que nous on ne sait pas.

Mais en gros ce que je veux, moi, c’est quoi ?
On parle d’hommes, hein, là ? De relations avec les être humains de sexe comestible, euh, compatible.
Ce que je veux c’est du sexe évidemment, du bon. Je ne veux pas que ça, je ne veux pas ça tout le temps, mais j’en veux, il m’en faut.
Comme vous, quoi !
Je veux du bon sexe, mais pas que !
Je peux écrire ça sur mon blason dans un ruban rouge qui flotte ? Ou doré le ruban ? En héraldique, rouge c’est mieux parce que c’est « de gueules » un ruban de gueules, ça a plus de gueule justement qu’un ruban de sable, l’or c’est « sable ».

Enfin c’est quoi du bon sexe, mais pas que ? C’est là évidemment que ça se complique un peu. Le sexe c’est pas comme l’andouillette, y a pas marqué AAAAA dessus sauf que ça donnerait SSSSS … Sexe Sublime Supervisé par les Spécialistes du Sexe … y a bien cinq A, euh S ? Ben oui, ça marche tout seul. Musicalement cinq c’est bien, ça coule, ça chante. Mais je m’égare !
« Supervisé » c’est pas terrible quand même, du sexe, même sublime, supervisé … certifié serait mieux. Mais on ne va pas chipoter.
C’est quoi du bon sexe donc ? Du bon sexe, mais pas que ! Je vous le rappelle.
Peut être je laisse le « mais pas que » pour après ? Sauf que justement …
C’est-à-dire que le sexe bon c’est très facile en fait, il suffit qu’il y ait du désir. Dès qu’on en veut, dès qu’on veut la personne avec qui on va, c’est bon. Sauf que le sexe n’est pas non plus tout à fait une activité sportive. Je meurs d’envie d’essayer le judo, trop cool, j’en fais, je m’éclate. Sauf si je suis déçue.
Et parfois on est déçu. Mais dans le sexe au moins quand on a envie de quelqu’un et qu’il dit oui. Il dit oui ! Déjà on est content, contente parce qu’on a obtenu ce qu’on voulait. C’est une première satisfaction : je le voulais je l’ai eu. Là où ça marche encore plus fort – comme le judo, mais alors, à la puissance dix mille, en même temps je dis ça, mais j’en ai jamais fait du judo – là où ça marche, c’est si le gars qu’on désire vous désire aussi. Bon parce qu’il ne faut pas se voiler la face, y a des fois le type dit oui parce qu’on est , je suis, une gonzesse, a priori baisable et qu’un coup est toujours bon à prendre et que reconnaissons-le, les garçons disent assez rarement non. Non ?
Mais si l’homme en face à qui on dit « je veux, je voudrais, j’aimerais bien, s’il te plaît, est-ce que tu ? montre moi ta bite ! » si cet homme-là ne rêve que de ça depuis une heure, ou cinq minutes d’ailleurs ou des années – ça peut nous échapper ça parfois – eh bien c’est encore meilleur. Le désir comme les lames de rasoir : deux c’est mieux qu’…. Mal choisie hein ma comparaison, d’autant que pour les rasoirs si je ne me trompe on doit en être au moins à quatre …
Le désir c’est comme … un coffre de banque, ça s’ouvre tout seul quand on a les deux clefs ! C’est mieux ? Vous préférez ?
Donc voilà, on est deux on se veut, on va faire du sexe et il y a donc – vu qu’on a les deux clefs – de grandes chances qu’on fasse du sexe bon, voire super bon.
Vous ne voulez quand même pas que je vous explique ce que c’est que du super bon sexe ? Si ?
Vous êtes insatiables !
Du super bon sexe c’est pas seulement le truc où chacun prend son pied à la fin, dans de grands cris. Quoi qu’à la fois, c’est chouette hein, je ne crache pas dessus non plus, le truc vite, fort, fou, dans un coin de mur ou contre la table, là, on faisait la vaisselle et de fil en aiguille… Franchement c’est cool aussi.
Mais le super c’est quand on a du plaisir du début à la fin. Et même un peu avant que ça commence et encore un moment après que ce soit fini. « Après que c’est » est-ce qu’on doit dire  « après que c’est fini » ? Je ne sais jamais. Mais quand je suis en train de faire du super sexe, là, je sais. Oh la la, comment je sais !
Déjà avant de se mettre tout nus on est comme des fous, comme quand on défait des paquets cadeaux. Une fois déballés, plus ou moins complètement, y a plusieurs écoles, dès qu’on se touche ça fait du plaisir jusqu’au bout des orteils et retour.
Je vais pas vous la faire toute la scène non plus ?
OK
Je vais vous faire seulement les moments saillants !
Ben oui, je pouffe.
Donc, un des symptômes du super bon c’est quand on a l’impression qu’on danse, les positions s’enchaînent naturellement sans qu’on aie besoin de dire « ça t’embête pas si j’enlève mon coude là, je commence à avoir des fourmis ? » ou alors « mais arrête, enfin ça fait trois heures / minutes, là, t’as pas une autre idée ? ». Juste, une imbrication en entraîne une autre, on a envie de changer de rythme ou d’appui au même moment et en plus, on réussit à changer sans se donner des coups de genou dans le ventre ou se cogner le front dans le nez. Non parce que le coup du front dans le nez, ça vous assomme pour un bon moment et après, pour retrouver l’inspiration faut vraiment en vouloir et je ne vous parle pas du malencontreux pied dans les couilles parce que là, ben faut tout remballer. Le désir, le plaisir et même l’amitié si ça se trouve.
Où j’en étais ?
Oui, la choré !  Le sexe super bon c’est comme une danse donc, une danse non codifiée, même pas besoin de musique, pas la peine d’apprendre les pas, faut juste suivre son rythme et celui de l’autre, chacun son tour ou les deux en même temps : un deux trois, trois quatre douze, deux mille cinq cent … j’ai envie de vite, de fort et après un petit break ensemble, on se re-tripote, on reste au bord, rien n’urge et puis ça nous reprend et même … mais alors là c’est pour les jours de fête, le sexe super où on peut discuter entre, et rire en même temps. On est là, sur un lit, à poil, avec des trucs de l’autre un peu partout dans son corps, dessus, dessous et on se regarde et on a pensé à une phrase idiote et on la dit et on se marre et ça ne fait débander personne.
Ah, tiens voilà, j’ai dit un mot, un mot très important. J’ai dit « bander » en fait j’ai dit « débander » d’ailleurs, mais j’ai dit bander quand même.
Oui c’est-à-dire qu’en gros c’est mieux si le mec bande.
Ben voilà je sais plus où j’en étais.
Oui le mec bande et moi aussi en fait,  de le voir bander. D’ailleurs je sais pas vous, mais moi j’aime bien qu’il se touche aussi, qu’il fasse, mettons que ce soit un intermède, ce qu’il fait d’habitude avec sa queue quand vous n’êtes pas là et que personne d’autre n’est là d’ailleurs.
J’aime, quoi, je trouve ça excitant. Et puis c’est toujours bien de voir quelqu’un se servir comme il faut d’un outil dont il connaît bien le maniement. Intéressant, enrichissant, inspirant. Comme à l’écomusée le gavage des oies, mais en mieux, en rien que pour moi.
Non non pas du tout j’ai l’air de me moquer, mais je suis débordante de tendresse et d’admiration, c’est pas moi qui dirait du mal des petits métiers et des traditions locales, jamais, pas du tout mon genre.
Bon, je suis partie loin là, on était sur un lit et voilà que je me perds sur les routes touristiques !
Je disais, en gros, ce que c’est que le super bon sexe. Et justement dans le super bon sexe il y aussi de la place pour les digressions, les digressions sexuelles, ou spirituelles. On peut chanter même. C’est-à-dire, imaginons, un des deux a une chanson dans la tête, une chanson dont il n’a pas honte hein, parce que si c’est la danse des canards, vaut mieux la ravaler à mon avis, mais bon, mettons que vous chantonniez « I put a spell on you » dans votre tête, ça peut se partager et rien n’empêche quand le numéro, je veux dire sexuel, est bien rôdé d’en pousser une petite au milieu, à deux. I PUT A SPELL ON YOU OUOUOU … Et puis après, le spell, on peut le prendre dans ses mains et jouer un peu avec et finalement on ne s’est pas tellement éloigné du sujet.
Toujours à fond dans le sexe super cinq S et encore davantage, donc on a fait toute la choré, toutes les positions dont on avait envie et même y en a qu’on a reprises plusieurs fois. On a même essayé des figures dont on n’avait pas spécialement envie, par simple curiosité et d’ailleurs c’était pas la peine, mais on s’est bien amusés. Et puis même si chaque mouvement nous a arraché des râles de plaisir : bon, délicieux, ah la la ! Il faut quand même conclure, arriver au bout, mettre un point, pousser le cri ultime, dévider la pelote, remettre les compteurs à zéro – oui je sais ça n’est pas très romantique – et donc voilà on se termine l’un l’autre voire l’un dans l’autre. Et … Mais oui parce que le sexe super, et c’est ça qui est super, ça ne finit jamais ! C’est comme la mer, y a des hauts et des bas, des calmes d’huile et des tempêtes rageuses qui secouent tout le monde dans tous les sens, mais ça ne s’arrête pas. Donc après, il y a encore du ressac, de la douceur et des soupirs et des spasmes et des frissons. Après le grand vide d’un calme à peine humain, il y a de nouvelles caresses tranquilles, comme quand on est allongé dans l’herbe et qu’on laisse ses mains traîner doucement sur le bout des brins.
Et même quand on s’en va, quand on se laisse : salut, salut, à la prochaine. Quand on s’en va et qu’on se remet à marcher dans sa propre vie personnelle, on trimballe le sexe super avec soi, on le promène là dans son ventre et dans sa tête … I put a spell on you … on a un océan dedans dont les vagues ne cessent pas de caresser la grève …
Ah oui, ça je ne vous l’avais pas dit, mais le sexe bon comme ça, peut vous rendre lyrique, c’est un des inconvénients, y en a sûrement d’autres. Il y a très peu d’activités humaines qui aient des avantages et pas d’inconvénients. De toutes façons on n’y fait pas attention vu l’ampleur des avantages.
Et puis j’ai l’air comme ça d’avoir perdu mon fil, mais en fait pas du tout.
Je disais que donc je veux du sexe super bon, mais pas que.
Il est temps maintenant de faire un sort à ce « mais pas que ».
Je crois qu’il va falloir que je repasse par la case judo. Parce que la différence entre ce que je veux et pratiquer le judo une fois par semaine … est grande, vous vous en doutez. Donc le judo ça défoule, ça maintient en forme, ça vous permet de vous colleter avec d’autres êtres humains dans une relation à peu près saine et de rentrer chez vous en sueur. Mais ça ne fait pas une vie. Le sexe évidemment c’est plus complexe, d’abord parce que ça n’est pas systématiquement super bon et ensuite parce qu’à force de se frotter contre un autre être humain des modifications peuvent s’opérer chez l’un et l’autre. Deux types de modifications possibles :
1) le ras le bol progressif unilatéral ou unanime ;
2) l’envie de recommencer le plus souvent possible, voire à tout bout de champ, également unilatérale ou pas.
Evidemment l’idéal c’est la modification numéro deux en version unanime et là, feu d’artifice pour tout le monde et je me demande pourquoi vous êtes venus ce soir si vous êtes dans ce cas, vous avez beaucoup mieux à faire ailleurs.
De fait ça n’arrive pas. D’où l’affluence, merci, pardon.
Donc comme je suis une fille quand même un peu rationnelle, ça n’est pas ça que je veux (j’en rêve parfois, mais rêver et vouloir, nous sommes bien d’accord, ça n’a rien à voir).
Ce que je veux par conséquent, c’est une version un peu light de l’idéal, à savoir : du sexe super aussi souvent que possible et du sexe moins super le reste du temps et pour ce qui reste encore comme temps une fois qu’on a fait toutes les soustractions, sachant que le sexe super prend beaucoup plus de temps que le sexe moins super, on s’en félicite !  … le reste du temps, des relations harmonieuses et sympathiques avec les gens. Divers degrés de relations harmonieuses et sympathiques : le bon vieil ami moche – ou pas moche – à qui on peut tout raconter ; le parfait inconnu qu’on se taperait bien, qui n’a pas très envie et avec qui on flirtouille toute une soirée en pure perte, mais ça fait du bien quand même ; la bande de mecs marrants avec qui on se gondole en ayant juste une toute petite idée derrière la tête, petite idée qu’on dégonfle discrètement en faisant des tas de blagues de cul très fines …

Oui bon, j’ai quand même toujours pas dit ce que je veux vraiment, ce que je veux absolument. Là je vous raconte un peu ma vie, à peine romancée … Je ne sais plus ce qu’on avait dit à la base … Vous voulez la vérité ? Je me doutais que ça finirait comme ça et qu’il faudrait que je la crache, je m’en doutais, je n’avais qu’à pas commencer.
Allez je vous le dis maintenant et comme ça on n’en parle plus. Ce que je VEUX en plus du sexe super, que, je sais bien, on ne peut pas avoir tout le temps parce qu’on ne tombe pas forcément tout de suite ni toujours ni souvent sur un type qui a les mêmes prises préférées que vous … ce que je veux c’est qu’on m’adule !
Ben si !
Pas vous ! Enfin, si vous voulez, ça fait plaisir, hein. Adulez-moi donc ! L’adulation collective est une chose, mais là on parlait des relations hommes femmes vous vous souvenez !? Plutôt deux à deux, tête à tête, pas lui dans un fauteuil et moi sur les planches dures de la scène.
Je veux qu’on m’adule donc, MAIS … ah la la, vous n’imaginez pas la taille de ce MAIS. Qu’on m’adule doucement, tendrement, sans envahissement … tout le monde peut m’aduler, mais surtout il faut que celui qui m’adule exclusivement m’adule exclusivement. Voilà.
Il faut qu’il y en ait un sur qui je puisse compter, oui c’est laid. En gros ce que j’aime et que je voudrais c’est qu’il y en ait un qui m’aime. Si possible pas le vieil ami moche, pas non plus le parfait inconnu qui ne veut pas de moi, je suis dingue mais y a des limites à ma connerie, peut être oui un des gars de la bonne bande, un de ceux avec qui on rigole. Parce que je ne me vois pas traverser la vie sans quelqu’un, même pas forcément collé à moi, mais quelqu’un sur la terre que je peux aller voir quand j’en ai envie et lui aussi, quelqu’un qui m’aime comme je suis, quelqu’un qui rit à mes blagues, qui veut bien me tenir la main quand je suis triste et le front quand je vomis, pour que mes cheveux ne se salissent pas, quelqu’un qui me fasse danser, quelqu’un qui m’écoute et m’entende – oui parce qu’après j’aime bien faire réciter – Je crois que ça s’appelle un amoureux, je veux un amoureux. Tout ça pour en arriver là, vous vous dites !
Moi aussi ça me fait tout drôle.
Je me demande ce que je veux et je me réponds : un amoureux ! Mince ! Du sexe super aussi, on a dit, du sexe et un amoureux, ensemble ou pas ensemble, mais si possible les deux, dans ma vie, les deux. Je me rends compte que c’est beaucoup demander.
En fait c’est ça le truc, pas du tout qu’on ne sait pas ce qu’on veut. On sait au contraire, on sait très bien, mais on sait aussi que c’est très ambitieux ce qu’on veut alors du coup, ben, la plupart du temps on préfère ne pas le dire.
Qu’est ce que tu veux ? Je ne sais pas.
Et quand la personne qui pose la question est la bonne, une des bonnes personnes qu’on veut, alors là on répond « toi ».
Je te veux toi.
Vous voulez que je récapitule ?

Non, moi non plus parce qu’en fait je suis très déçue. Je pensais qu’en explorant cette question existentielle : que veux-je ? Je pensais que je tomberai sur une réponse magistrale et faramineuse, le truc qu’on peut balancer sur son lit de mort et que les générations futures vous envient pour les siècles des siècles. Genre … euh … l’infini et au-delà ! Qu’est ce qu’on peut bien vouloir qui épate tout le monde ? Tout le monde et pour toujours ? Rien, je ne veux rien du tout, je veux vivre. Mais ça n’épate personne. Oh j’ai un ami (non, pas moche) qui a dit un truc très bien hier soir il a dit « je voudrais ne pas passer complètement inaperçu ». Ah oui hein, c’est pas mal ça, faussement modeste, délicieusement sous-estimé parce qu’évidemment, le gars veut être le maître du monde, comme tout le monde.
On en revient au blason en fait, c’était ça à l’origine, les devises : « Dieu et mon droit » ce genre. Je l’avais, la mienne, dès le début, il ne fallait pas creuser, bon ça nous a permis de nous connaître un peu mieux donc c’est pas du gâchis. Mais en gros donc sur mon lit de mort je dirai « je veux du bon sexe mais pas que » ce sera un peu tard, mais ça fera la dame encore verte. Probablement ça ne me fera pas entrer dans l’Histoire pour les siècles des siècles, ça ne ferait même pas un bon titre de James Bond « du bon sexe mais pas que » non ça n’arrive pas aux socquettes de « on ne meurt que deux fois » ou « vivre et laisser mourir ». Et c’est un signe, le signe que ma vie n’est pas un aventure de James Bond, mais ça on le savait déjà. Et ça tombe bien parce que je sais aussi ce que je ne veux pas. Et je ne veux pas être jouée par Daniel Craig, pas question. Bon s’il veut mon numéro de téléphone c’est autre chose, ça peut se négocier. Mais je m’égare à nouveau.
Ce que je ne veux pas disais-je. Je le sais, ce sera donc l’objet de mon prochain spectacle. Une longue liste très amusante à écrire et très longue à dire, j’aime autant vous prévenir tout de suite, prévoyez large et des sandwiches pour manger pendant le show. D’ailleurs j’ai une petite faim là, pas vous ?
Ce que je veux, en vrai tout de suite là maintenant c’est un grand plateau d’huîtres avec des petites saucisses, un quart de blanc, du pain bis, du beurre salé et des crêpes Suzette ! Bon ben, je crois que je vais y aller … Salut ! Bonne soirée.

Anna Rozen est née le 27 février 1960 à Alger. Après des études à Toulouse, elle débarque à Paris et se lance, pas directement, dans le monde merveilleux de la publicité. Elle s’aperçoit au bout d’un certain temps que ce qui lui convient le mieux c’est un travail à mi-temps. Le reste, le libre, non rémunéré,  elle l’occupe à écrire, ou pas. Depuis « Plaisir d’Offrir, Joie de Recevoir » au Dilettante en 1999, elle a publié six romans et quatre autres livres, seule ou accompagnée. Elle a fait quelques lectures sur scène, mais jamais de one woman show.
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